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NOTRE PROJET FAMILIAL
La passion du Beaujolais est née au cours de l’hiver 1964, lorsque Françoise et Jean partirent en voyage de noces… dans le Beaujolais. À Saint-Amour, bien sûr !
Ils en rapportèrent un quart de pièce, petit tonneau qui arrosera les premiers repas pris entre amis dans leur petit appartement.
Depuis cette date, la passion ne fera que grandir au fil des années…même si le rêve est resté bien longtemps, dans le fond d’un tiroir.
Bien des années plus tard, c’est à Odenas, au Domaine de la Folie, que Catherine suivra la route du Beaujolais pour y faire à plusieurs reprises les vendanges en Côte de Brouilly.
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Du temps…De l’amour… De la folie… Que fallait-il de plus pour qu’au moment où l’on décide de ralentir ses activités, Jean cherche l’opportunité d’acquérir une propriété dans la région…
Et les revoilà partis sur la route du Beaujolais. Route qu’ils n’ont finalement jamais arrêté d’arpenter ! Tant pour en rapporter quelques bouteilles pour la cave familiale que pour visiter leurs amis tous proches de Cours-La-Ville : les Vieilly.
Se dessine alors en 2005, le projet d’acquérir la propriété dite Fustier… Projet qui mettra près d’un an à se réaliser vraiment. Toute une famille, 4 fils âgés… des enfants, des beaux-enfants, des petits-enfants, eux-mêmes adultes… Pas facile de mettre tout ce monde d’accord, sur la cession d’une propriété composée de plusieurs bâtiments, mais aussi d’une douzaine d’hectares de vignes.
C’est la grande maison principale, qui n’a jamais servi autrement que comme maison de vacances qui est appelée par les gens de Durette «le château», car elle en a le cachet. Composée d’une grande habitation, au-dessus d’un cuvage devenu obsolète avec le temps, de quelques petites maisons y attenant : ce qu’on appelle des «maisons de vignerons».
Dans la cour principale, se trouve perpendiculairement à la grande bâtisse, une autre maison, dont la date de construction est probablement postérieure à celle du château. Elle est surnommée «la Maison des Belges»… En effet, pendant la guerre 14-18, des Belges y auraient trouvé refuge et…donné ce nom à la maison… La boucle est bouclée !!! Durette est un petit hameau à l’entrée de Régnié. Le folklore, la tradition, l’histoire, la passion aussi, font raconter que les meilleures vignes du Cru de Régnié, se situent sur l’ancien «territoire» de Durette... Mais qui le sait vraiment ?
Très vite après l’acquisition de la propriété, en mars, dans l’idée de produire leur vin, Jean propose à Catherine de partir ensemble pour une société qu’ils appellent «Château de Durette»…
Une appellation «Château» en Beaujolais ! Cette appellation se justifie d’une part par la caractéristique de la maison, grande et noble bâtisse, quoique «simple», mais aussi par cette appellation qui a traversé les siècles. Par ailleurs, juste derrière le «château» se trouve un four à pain, qui au Moyen-âge devait probablement être le four du hameau…
C’est ainsi la porte du Château de Durette s’est à nouveau ouverte en décembre !
Très vite les travaux commencent ! Il faut être au four et au moulin…
D’une part les travaux commencent pour aménager l’habitation… et d’autre part la construction d’un nouveau cuvage est envisagée, avec toutes les démarches administratives préalables.
Ce n’est que mi-juin que les travaux commencent réellement.

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L'HISTOIRE DE DURETTE
Le hameau de Durette existait déjà au temps des Gallo-romains, nom d'origine celte, Dure voulant dire porte, traduirait la position du gué de l'Ardières sur la commune. Ce hameau existait toujours en l’an mil, nous apprend Monsieur Fustier, l’ancien propriétaire du Château. Avoir traversé les siècles ainsi est extrêmement rare.
Une de ses ancêtres : un gentilhomme Fustier a épousé une Demoiselle Sanlaville a et c’est ainsi que le château est entré dans la famille Fustier. On voit d’ailleurs au balcon de la maison principale le «S» des Sanlaville, insigne que l’on retrouve sur la façade de la mairie de Beaujeu.
Il nous raconte par ailleurs, qu’une vigne de Durette aurait été offerte au Roi Louis XI, roi de France de 1461 à 1483, et père de Pierre II De Bourbon, sire de Beaujeu, qui a épousé Anne de France, connue sous le nom de Anne de Beaujeu.
Petit à petit avec une histoire qui ne s’est construite que par le recoupement des historiens, car les documents manquent tant à Durette qu’à Régnié, le village de Durette qui se trouve entre l’Ardières et Régnié devient de plus en plus dépendant de Régnié. IL n’y a plus d’église à Durette… si bien que la cloche principale de Durette est refondue et occupe un des deux clochers de l’église de Régnié construite en 1867.
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