LE BEAUJOLAIS
Plus de 4000 vignerons travaillent dans le décor idyllique du Beaujolais, qui fait partie de la grande région viticole de la Bourgogne.
Le seul cépage autorisé et contrôlé en Beaujolais est le Gamay noir à jus blanc, terme officiel, qui réussit particulièrement à un sol généralement schisteux et pierreux, parfois plus sablonneux. Le gamay, contrairement à d’autres cépages rouges donne un bon rendement sur ce sol peu accueillant d’une manière générale à la « culture », et y semble parfaitement adapté. C’est un cépage au caractère heureux, frais, vivant, fruité.
Le Beaujolais a été la seule région de France à réussir à vinifier, mettre en bouteilles et commercialiser un tiers de sa production dans les 3 mois qui suivent la vendange (commercialisé dès le troisième jeudi de novembre) sous le nom bien connu de « Beaujolais Primeur ».
S’adressant d’abord au marché parisien, l’arrivée du Beaujolais Nouveau est devenue dans les années 70 et 80 une gigantesque opération internationale… Opération commerciale, s’entend, car si elle est bonne pour les comptes en banque, l’opération n e s’est pas révélée terriblement rentable pour l’ensemble du Beaujolais qui a été assez vite assimilé au Beaujolais Nouveau, un vin de « chimistes » disent certains car il n’est pas « prêt » tout simplement… et donc l’intervention de la technique va devoir le rendre stable pour l’embouteillage et le transport, de manière surfaite.
Il y a vingt ans, certes, ce vin nouveau était l’occasion pour tous de se réjouir et de le goûter entre amis… C’était aussi pour les restaurateurs un grand moment de fête et de travail : on allait au restaurant pour goûter le « Beaujolais Nouveau » jusqu’à finalement, et malheureusement, détourner les regards du Beaujolais « tout court »… qui connaît actuellement une crise économique assez douloureuse.
Le succès passé du Beaujolais Nouveau, a plutôt, par une médiocrité trop répandue, nuit à la réputation du vignoble et du Beaujolais.
Il serait vraiment dommage de ne considérer le Beaujolais qu’en se référant à ce vin nouveau souvent de petite qualité.
Donc, mieux vaut oublier le plus vite possible le Beaujolais Nouveau, et se rappeler rapidement que le Beaujolais est une région de crus délicieux, parfumés et structurés qui méritent toute notre attention.
Car les vrais trésors du Beaujolais, en plus de ses paysages faits de collines et de petites routes sinueuses et aventureuses, en plus de ses petits villages retirés, sont ses dix crus.
Le Château de Durette vous en propose quatre, en 2008 (récolte 2007) :
• le Régnié
• le Côte de Brouilly
• le Chenas
• et le Juliénas
Chacun de ces vins a ses caractéristiques même s’ils sont tous de la même famille du Beaujolais : parfumés, savoureux, structurés, complets. Ce sont des vins rouges qu’on pourrait aussi qualifier de « féminin » tant leur succès auprès des dames est remarquable.
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